BIOGRAPHIE

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Depuis plus de quinze ans, Martin Messier crée des œuvres où se rencontrent son, objet et image. Sous forme de performances et d’installations, ses créations – aux accents chorégraphiques – mettent à l’avant-plan la présence du corps.

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Après des études en composition à l’Université de Montréal, il s’oriente vers une pratique sonore expérimentale qui intègre l’image vidéo. Rapidement il crée des dispositifs audiovisuels performatifs qui mettent en scène et en cause des objets du quotidien et le potentiel sonore des matériaux. Plusieurs projets en collaboration ont été réalisés au fil des ans, notamment avec les artistes Nicolas Bernier, Caroline Laurin-Beaucage, Anne Thériault et Jacques Poulin-Denis. Plus récemment, un tout nouveau projet de performance – ASHES – est le résultat d’une première collaboration avec l’artiste français Yro (Élie Blanchard).

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Présentées dans une vingtaine de pays, ses pièces ont remporté plusieurs distinctions : mention aux Prix Ars Electronica 2010, nomination aux Prix Opus 2012, Prix 2013 du court métrage expérimental au Lausanne Underground Film Festival, prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton du Conseil des Arts du Canada en 2014, Mention du jury aux Japan Media Awards en 2015 et le World Omosiroi Award au Japon en 2018.

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Représenté par Marc Langlois, il est également membre de l’organisme Perte de Signal.

En 2010, Messier fonde 14 lieux, compagnie de production d’œuvres sonores pour la scène, et en assure depuis la direction générale et artistique. 

Il vit et travaille à Montréal.

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DÉMARCHE

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Explorant les liens entre le son et la matière, inerte ou vivante, Martin Messier crée des œuvres sonores qui s’incarnent dans des dispositifs performatifs complexes, électromécaniques et numériques. Son travail s’intéresse aux motifs du visible versus l’invisible, de la présence et de l’absence, de même qu’au potentiel de métamorphose et de transformation des objets et à ce qu’ils portent en eux d’imperceptible. 

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Avec la présence du corps à l’avant-scène, ses œuvres – qu’elles soient installatives, performatives ou plus clairement chorégraphiques – expriment un parti pris récurrent pour une physicalité assumée, celle des performeurs ou collaborateurs, comme de l’artiste lui-même. Au fondement de ses œuvres chorégraphiques, il y a le désir de renverser les rapports hiérarchiques existant entre musique, lumière, scénographie et danse afin que le son devienne le moteur des gestes (Hit and Fall, Derrière le rideau, Soak, Corps mort).

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Messier anime les objets d’une vie propre et fait parler la matière en l’investissant de gestes et d’ondes sonores. Qu’il s’agisse de machines inventées (La chambre des machines, Machine_Variation) ou de dispositifs audiovisuels (Sewing Machine Orchestra, Projectors, Boîte noire, Field, Impulse), les œuvres de Martin Messier sont toujours animées d’un puissant principe de synchronicité son et image. Développant ce lien avec constance et récurrence, il devient moteur dans le processus de création des œuvres. 

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La présence lumineuse est également très forte : traversant l’espace de l’écran comme celui de la salle, la lumière agit comme un support visuel qui éclaire l’invisible et donne à voir l’imperceptible. Matériau au même titre que tout le reste, elle participe d’une démarche holistique à la limite du transdisciplinaire. 

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PRESSE - MESSIER

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This artist can transform ordinary objects and it’s the closest thing to real magic you’ll ever see.

Leah Collins, CBC

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“ Messier's stage presence is mesmerizing; he communicates abstracly but directly with his audience, without artifice. “

— vanclassicalmusic.com

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« Le jeune artiste montréalais est devenu l’une des références lorsqu’il s’agit de mettre en scène des oeuvres sonores. »

Adrien Cornelissen, Culture des musiques digitales

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« En acceptant la triple posture de concepteur sonore, scénographe et chorégraphe, Martin Messier fait dialoguer tous les éléments du spectacle pour créer un objet équilibré et harmonieux »

Sara Thibault, montheatre.qc.ca

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« Ces apparitions brouillent les étiquettes de l’intervention scénique. En confondant le spectateur sur ce qui est à l’origine du son ou de l’action, l’objet ou celui qui l’active, le concepteur ou celui qui l’opère, ses oeuvres semblent chaque fois enrichir les termes de « mise en scène » et de « performance » d’un sens premier, concret. » 

Marion Gerbier, La scena musicale